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Site web officiel de la Commune de Korsimoro

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Caractéristiques physiques de la commune


Géologie et relief 

Le relief de la commune de Korsimoro présente une chaîne de collines aux caractéristiques latéritiques pour la plupart, barrémiennes ou graphitiques montrant des sommets tabulaires ou arrondis et très marqués par le phénomène du cuirassement bauxite ou ferrugineux.

Climat 

La commune de Korsimoro se situe dans la zone climatique Nord Soudanienne caractérisée par deux principales saisons que sont :

– la longue saison sèche qui dure du mois d’octobre au mois de mai. Cette saison est marquée par les vents de l’harmattan soufflant du Nord au Sud avec les périodes de fortes chaleurs en mars et avril et des températures extrêmes atteignant parfois 42°C à l’ombre ;

– la courte saison d’hivernage allant du mois de Juin au mois de Septembre et marquée par des orages avec de forts ruissellements.

Tableau 1: Evolution de la pluviométrie sur les cinq dernières années

Années Pluviométrie moyenne (mm) Nombre de jours de pluie
2008 759 44
2009 541 33
2010 1157 56
2011 467 39
2012 885 39
Moyennes sur 5 ans 761,8 mm de pluie 42,2 jours

Source : DPAHRH du Sanmantenga, Mai 2013

La commune de Korsimoro est située entre les isohyètes 500 mm et 800 mm, avec des variations allant souvent au-delà, et témoignant ainsi les signes des changements climatiques auxquels est soumis la région.

Cette variation temporelle des précipitations a des conséquences dommageables sur les activités agricoles.

Les vents caractéristiques de la commune de Korsimorosont les alizés. Ces vents chargés d’humidité soufflent du Sud-Ouest au Nord-Est pendant la saison des pluies entre mai et septembre. Localement, on les appelle abusivement les moussons. En saison sèche, ils sont chargés de poussière et soufflent du Nord-Est vers le Sud-Ouest.

Sols 

Les sols de la commune sont en général pauvres en matières organiques, en argile (lessivé) sur les glacis supérieurs, et moyennement riche dans les pentes inférieures. Les différents types de sols identifiés dans la commune  sont:

– les sols ferrugineux tropicaux lessivés sont les plus importants de la commune: ils présentent une structure massive, une charge graveleuse élevée, une réserve en eau utile moyenne et une fertilité chimique faible. Leurs contraintes sont les suivantes : la faible disponibilité en éléments nutritifs et les risques élevés d’érosion. En revanche, ils sont moyennement aptes pour les cultures de  mil, de l’arachide, du sésame et du niébé.

– les sols bruns eutrophes, ils ont une bonne réserve en eau utile et une fertilité chimique élevée. Ces sols ont une aptitude moyenne pour l’ensemble des cultures. Leurs contraintes sont liées à leur faible disponibilité en éléments nutritifs.

– les Lithosols qui se caractérisent par une profondeur superficielle, une faible réserve en eau utile et une très faible fertilité chimique. Ces sols sont inaptes en permanence pour toutes les cultures pluviales en raison de l’absence d’une base d’enracinement pour les cultures et des risques d’érosion élevés. 

Tableau 2 : Occupation des sols de Korsimoro

Unités d’occupation des terres Superficie (ha) Pourcentage
Cours d’eau temporaires 27379500              1,339
Cultures 1600543622            78,286
Habitat rural 327942              0,016
Plan d’eau artificiel 81109139              3,967
Praieries marécageuses 422264              0,021
Savane arborée 568385              0,028
Savane herbeuse 7339750              0,359
Savanearbustive 257256639            12,583
Sols nus 37953001              1,856
Territoires agroforestiers 30827396              1,508
Zones incendiés 743599              0,036
Total 2044471237          100,000

Source : TSD

Le terroir communal de Korsimoro du point de vu occupation de l’espace est dominé par les cultures, avec en troisième position les plans d’eau artificiel qui aussi pour la plupart des cas accompagnent la production surtout agricole pour l’irrigation des cultures en saison sèche.

Les superficies du  couvert végétal est peu dominant, moins de 15% pour les diverses formations végétales, et les sols nus environ 2%. Cela nécessite une prise en compte efficace des actions de préservation et de restauration du l’environnement physique pour une harmonie avec les aspects sociaux et économiques dans le cadre du développement durable.

Occupation des sols dans la commune de Korsimoro

Végétation, pâturage et faune

La végétation

La végétation de la commune de Korsimoro est caractéristique de la végétation du plateau centrale du Burkina Faso. Les types de formations dominantes sont :

  • la savane arbustive qui colonise les collines et butes cuirassées et constitue les plus importantes zones de « forêt ». elle reste dominée par les espèces comme Combretummicranthum, Combretumglutinosum, Anogeissusleiocarpus, Acacia macrostachya et Combretumnigricans.
  • la savane herbeuse, colonise les flancs de certaines collines et buttes cuirassées et certaines zones de plateau dominées par Balanites aegyptiaca, Lanneamicrocarpa et Acacia sp.
  • les steppes qui sont caractéristiques des glacis dégradés. Ce sont des steppes arbustives et steppes arborées.

L’action anthropique a fortement contribué à l’accélération  de la dégradation du couvert végétal. En outre, on note des actions d’anciennes  plantationsd’espèces exotiques surtout à l’intérieur  ou à proximité des concessions et qui  résultent  des actions individuelles ou des reboisements collectifs. Ce sont des espèces d’arbres fruitiers ou utilitaires plantés isolement, en verger ou en site de reboisementindividuel ou collectif. Les espèces exotiques les plus fréquemment rencontrées sont : Eucalyptus camaldulensis, Citrus limon, Mangiferaindica, Adiracthaindica.

Les pâturages 

Les pâturages naturels constitués d’herbacées et le fourrage aérien des espèces appétées sont très rares,  surtout en saison sèche et nettement insuffisant face à l’importance du cheptel. Les principales causes de cette dégradation  sont la destruction progressive du couvert végétal provoquée par les déficits pluviométriques, l’action anthropique et le surpâturage. Les pâturages se composent des principales espèces suivantes :

Pâturage aérien : Balanites aegyptiaca, Ziziphusmauritania, Accaciasenegal,Accacianilotica. 

Tapis herbacé : Penicetumpedicellatum, Kimbgo (nom local), Soudungou (nom local), pintinpinrga (nom local).L’insuffisance de pâturages pour l’alimentation du bétail est suppléée par des résidus de récoltes d’exploitations agricoles et des Sous produits Agro-industriels (SPAI).

La faune 

La grande faune est quasi inexistante. La petite faune, l’avifaune et une concession de chasse située à cheval entre la commune de Korsimoro et deux autres communes voisines, constituent l’essentiel des ressources fauniques de la commune. La dégradation continue du couvert végétal sous l’influence des phénomènes naturels et des actions anthropiques a contraint certaines espèces, notamment le gros gibier (buffles, hyènes, …) à migrer vers d’autres zones protégées où le couvert végétal est encore plus abondant. Cette situation contribue à la réduction progressive de la biodiversité dans la commune.

Hydrographie 

La commune présente un réseau hydrographique assez important. Les points d’eau artificiels occupent environ 4% du des sols. Cependant  la majorité des cours d’eau est non pérenne en raison de la forte infiltration et évaporation. A l’exception du Nakambé, et du  barrage de Korsimoro, les eaux de surface tarissent très rapidement après les pluies. Cela induit les difficultés d’approvisionnement en eau surtout pour les cheptels et la production végétale en saison sèche.

Aménagement de l’espace, habitat et changement climatique 

Aménagement de l’espace

La commune de Korsimoro est repartie  en six (06) secteurs non officiels  et 30 villages. La commune a connu un lotissement en 2003 avec 1900 parcelles dégagées et un second en 2006 de son chef-lieuKorsimoro. Le système de drainage des eaux des pluies restent insuffisant du fait de l’absence quasi-totale de canaux d’évacuation d’eau dans ces espaces lotis. Le reste des autres parties de la commune ne sont pas loties.  Le conseil municipal a inscrit les lotissements comme une des actions prioritaires à mener pour résorber les nombreuses demandes de parcelle d’habitation en attente. A l’image de plusieurs localités du Burkina Faso l’évolution de la commune de Korsimoro s’est faite dans un premier temps sans un tissu urbain apparent.

Quelques bas-fonds aménagés et périmètres maraîchers individuels autour du barrage sont également observés.

Typologie de l’habitat et changement climatique

Trois (3) principaux types d’habitat se rencontrent à Korsimoro :

– l’habitat moderne ;

– l’habitat semi-moderne ;

– l’habitat traditionnel

  • l’habitat moderne

Il se caractérise par les matériaux utilisés qui sont définitifs (ciment, pierre taillée, brique en parpaing) et la toiture généralement en tôles ondulée. Deux pour cent (2%) des maisons de la commune sont du type moderne. Elles se rencontrent dans le chef-lieu de la commune et dans une moindre mesure dans les secteurs anciennement lotis. Ces habitats aux matériaux définitifs résistent mieux à certains  phénomènes comme les inondations et les vents violents, conséquences des changements climatiques. 

  • l’habitat semi- moderne

Ce type d’habitat est intermédiaire entre les types modernes et traditionnels. Il est caractérisé par l’utilisation de banco renforcé avec des matériaux durables (ciment par exemple). Les maisons ici sont de forme rectangulaire souvent clôturées ou semi – clôturées. Environ trente-huit  pour cent (38%) des constructions rencontrées sont du type semi-moderne et la dominance est observée dans les secteurs aménagés de la ville. 

  • L’habitat traditionnel

L’habitat traditionnel se rencontre dans pratiquement l’ensemble de la commune de Korsimoro mais de façon significative dans les villages et les secteurs non aménagés. Les constructions sont en banco, souvent en paille. Plus de 60% des logements sont de type traditionnel.

Contraintes et potentialités du milieu physique et environnemental de la commune

Les contraintes

La commune de Korsimoro se trouve confrontée à un certain nombre de  contraintes liées aux caractéristiques de son  milieu physique et environnemental. Ces contraintes sont des facteurs qui limitent le développement socio-économique de  la commune. Les principales contraintes identifiées peuvent se résumer aux aspects suivants :

  • Absence de plan d’occupation de l’espace communal, qui engendre des conflits fonciers divers et limitent certaines actions d’aménagement (lotissement, bas-fonds, marché, …) et leur viabilisation (désenclavement, adduction d’eau, voirie, électrification, etc.) en terme de coût d’investissement.
  • baisse et irrégularité de la pluviométrie qui sont un facteur contraignant pour les réalisations d’actions de développement tributaire de l’eau (reboisement, point d’eau de surface, agriculture, élevage, …)
  • baisse de la fertilité et dégradation des sols est une contrainte majeure au développement des activités agropastorales. 

Les potentialités 

Les potentialités du milieu physique et environnemental de la commune favorables à son développement socio-économique sont  les suivantes :

  • Disponibilité d’espace dans la commune pour les différents besoins futurs ;
  • Existence dans la commune d’un grand barrage aux eaux pérennes d’une capacité de 5000 m3 pour les différents besoins en eaux de surface (abreuvement des animaux, maraîchage, adduction d’eau et autres besoins) ;

Couvert végétal non négligeable avec des espèces végétales résistantes à la sécheresse et à l’ensoleillement (favorable à la séquestration du carbone, et offrant la matière première pour l’artisanat, et à certains Activités génératrices de revenus (AGR) en produit forestier non ligneux (PFNL) au profit des femmes.




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