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Site web officiel de la Commune de Korsimoro

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Caractéristiques des secteurs d’activités économiques


1.5.1 Le secteur agricole

La production agricole constitue la principale activité dans l’ensemble de la commune de Korsimoro. Les activités dans ce secteur occupent près de 90% de la population active. Comme ailleurs dans le Burkina, l’agriculture dans la commune de Korsimoro se fonde sur les ressources naturelles (le climat, les ressources en eaux, les terres), la force de travail de la population et aussi sur les reformes économiques et institutionnelles, les politiques, les stratégies et plans d’actions sectorielles (PASA, DOS, SDR….) adoptés par le gouvernement et amorcés depuis le début des années 1990.

En matière de ressources, la commune de Korsimoro dispose encore de terres cultivables, le barrage qui alimente les nappes phréatiques dans les bas fonds, offre la facilité de la pratique de la culture de contre saison et rizicole en hivernage. Et le tableau suivant indique également les superficies en culture de riz sur quelques sites de la commune.

Tableau 7: Site et rendement de production au niveau des bas- fonds rizicoles aménagés

Années d’aménagement Village Superficie (ha) Rendement(T/ha)
2006 Tansablogo 25 3,5
2009 Foulla 25 3,5
2008 Pissiga 11 3,5
Ouidin 10 3,5
2011 Noungou 47 3,5

Source : Diagnostic participatif pour l’actualisation du PCD de Korsimoro mai 2013

Tableau 8 : Evolution des superficies emblavées (ha) et production (tonne) des cultures de saison sèche courantes sur les périodes 2010 à 2013 dans la commune

Spéculations 2010 2011 2012 2013
S P S P S P S P
Maïs 5 15 3.5 7 11 11 1 1.5
Riz 32 128 30 12 29 101,5 28
Niébé 5 2 205 0,5 0 0 0 0
Tomate 42 1134 96,5 2605,6 26,15 653,75 19 570
Oignon 423 10575 460,5 11973 808 5350 214 5350
Aubergine locale 6,5 162,5 4,75 114 5,5 137,5 7,75 181,25
Haricot vert 20 140 13,25 99,375 5,25 32,13 5,75 28,75
Gombo 5,5 5,5 1,75 224 2 30 0,1 1 ,5
Choux 6,5 162,5 8 224 6,15 172,2 2,5 65
Concombre 50 2,5 67 67 75 1,75 47,25
Courgettes 3,75 50 2 34 2,07 33,15 2,5 65
Source : Diagnostic participatif pour l’actualisation du PCD de Korsimoro mai 2013

 

S: Superficie (en hectare)

P: Production (en tonne)

La culture de l’oignon et de  la tomate, cultures de rentes sont les plus dominantes. Elles sont sources de revenu pour les populations surtout les femmes.. La culture du riz comme culture céréalière, arrive en troisième position et joue un rôle important dans les nouvelles habitudes alimentaire des populations

Le centre ville de Korsimoro dispose de peu de champs car la commune souffre de la divagation des animaux de toutes sortes. Les principales spéculations sont les cultures vivrières et de rente. Les cultures vivrières sont :

  • le sorgho et le mil qui constituent les aliments de base de la population citadine. Ils entrent dans la préparation des principaux plats, mets ou boissons.
  • d’autres cultures sont pratiquées : le maïs, le riz cultivé dans le périmètre en aval du barrage de Korsimoro et dans les bas fonds. On note également la pratique des cultures de rente comme le Niébé, le sésame, l’arachide, le Voandzou (pois de terre), etc…

1.5.2. L’élevage

Après l’agriculture, l’élevage est l’activité la plus pratiquée dans la commune. A la différence de l’agriculture, cette activité se déroule tout au long de l’année. Elle occupe aussi bien les hommes que les femmes de toutes les ethnies présentes dans la commune. Toutefois les Peulhs, plus en vue dans cette activité, pratiquent ce qu’il est convenu d’appeler un système agro – pastoral semi – sédentaire. En effet, bien que les éleveurs se soient établis dans la commune, ils observent des transhumances chaque année. Cette pratique concerne principalement les bovins. Les autres espèces élevées sont les ovins, les caprins, quelques asins et porcins et de la volaille. L’élevage des porcins et de la volaille, essentiellement pratiqué par les femmes, assure quelques fois à ces dernières une autonomie financière vis-à-vis de leur mari. Mais quelle que soit l’espèce considérée, l’élevage souffre toujours de techniques et de moyens assez réduits.

1.5.2.1. Les effectifs des différentes espèces

Le cheptel de la commune se présente de la façon suivante (cf. tableau ci-après).

Tableau 9 : Evolution des effectifs du cheptel suivant Enquête Nationale de l’Elevage et du Cheptel (ENEC) 2006 avec application du taux de croît de 2,7%

ANNEES

Bovins

Ovins

Caprins

Porcins

Asins

Equins

Volailles

2009

5045

12868

17001

1176

2013

50

74428

2010

5181

13211

17460

1200

2067

52

76437

2011

5320

13567

17931

1239

2122

55

78500

2012

5900

13933

18415

1275

2170

57

80619

2013

6851

14309

18912

1306

2237

60

82795

Source : ZATE Korsimoro, mai 2013

1.5.2.2 Les techniques de production

Les principaux systèmes ou techniques de production observée sont : l’élevage extensif, l’élevage semi intensif ou embouche. Les infrastructures et équipements pastoraux sont peu nombre surtout en matière de l’hydraulique pastorale et aménagement de voies d’accès comme l’indique le tableau suivant :

Tableau 10 : situation des infrastructures pastorales en 2012 à Korsimoro

 Désignation Nombre d’unités
Parc de vaccination 06
Unité de pondeuse 01
Aire d’abattage 02
Forages pastoraux 03
Piste à bétail 03

Source : ZATE Korsimoromai 2013

1.5.2.3. La commercialisation des produits et sous-produits de l’élevage

Le marché à bétail le plus attractif de la commune est celui de Korsimoro. Les principaux acheteurs viennent de Kaya et de Ouagadougou tous les trois jours où a lieu ce marché.

Les sous-produits de l’élevage (cuirs et peaux) sont utilisés pour la consommation locale et aussi comme produits exportés.

Les droits collectés sur les marchés devraient rapporter d’importantes recettes par an à la commune.

Ce marché mériterait d’être aménagé et encadré par les services du ministère des ressources animales.

1.5.2. 4. Les pathologies animales

De nombreuses maladies constituent une menace réelle pour le secteur de l’élevage. Ce sont par ordre d’importance et par espèces.

  • chez les bovins : parasitoses internes et externes, pasteurellose, babésioses, trypanosomoses, charbon symptomatique, ehrlichiose, anaplasmose ;
  • chez les ovins /caprins : parasitoses, pasteurellose ;
  • chez les porcins : parasitoses ;
  • chez la volaille : new castle, parasitoses, variole aviaire, choléra aviaire.

1.5.3. Activité de la pêche

La principale forme de pêche est celle faite avec des filets aux mailles bien calibrées pour éviter la prise d’alevins. La production mensuelle au niveau du barrage est   peu considérable et destinée à la vente sur place et à la consommation dans les grands centres du pays notamment la ville de Kaya ou Ouagadougou.

Les types de poisson rencontrés sont principalement la carpe et le silure, mais aussi des crevettes. Les femmes peu nombreuses dans l’activité de la pêche, sont beaucoup impliquées dans la frite et leur commercialisation. Cela leur procure un revenu conséquent. Cependant, aucun groupement de femmes n’est encore officiel dans ce secteur d’activité.

La grande menace de cette importante source de revenu demeure l’ensablement continu du barrage, accéléré par la pratique des activités de production végétale de contre saison à l’amont du barrage et la faible protection de ses berges.

1.5.4. Ressources fauniques et l’exploitation forestière

1.5.4.1. Les ressources fauniques.

Il existe une concession de chasse à cheval entre la commune de Korsimoro et deux autres communes voisines. Dans cet espace, il s’est crée une zone  libre de chasse attirant quelques touristes et chasseurs. Un comité local de gestion de la chasse, composé de membres des trois communs est en charge de la gestion des activités de cette zone qui a évolué en zone village d’intérêt cynégétique (ZOVIC)

Depuis le conflit au Mali, la zone est confrontée à des difficultés qui se soldent par une réduction considérable de la présence  des touristes.

15.4.2. L’exploitation forestière

Dans la commune de Korsimoro, l’exploitation forestière comprend l’exploitation du bois de chauffe, l’apiculture et la cueillette traditionnelle

L’exploitation du bois de chauffe reste négligeable tandis que la cueillette se résume à la récolte de néré et de karité au niveau de quelques pieds.

En moyenne 3à 5permis d’exploitation de bois de chauffe sont enregistrés par jour au sein de la commune

 

Tableau 11 : Quelques indicateurs de la commune  en matière de GRN

Indicateurs Pratiques et réalisations
1 Forêt classée 01
2 Forêt villageoise 03 (264 ha)
3 Fréquence feux de brousse Non
4 Pratique de la RNA Existe et est très répandue
5 Production de charbon rare
6 Bosquetsscolaire 19
6 Existence de GV d’exploitation de la faune Oui
7 Zone d’intérêt cynégétique (zovic) 01
8 Nombre de sites d’orpaillage 04
9 Permis de petite chasse 00
10 Existence de GV d’exploitation de produits forestiers non ligneux Oui
11 Nombre de GV de pêcheurs 03
12 Nombre de zones humides 03 barrages
13 Nombre de pépinières 02
14 Nombre de forêts mises en défens 04(64ha)
15 Nombre de groupements maraîchers 43 dont 13 féminins
16 Comité villageois de gestion de la petite faune 6

 1.6. Secteur de soutien à la production

1.6.1. Le commerce

Au niveau de cette activité, on distingue les activités d’échanges locales, et celles faisant l’objet de transaction avec le reste de la région.

Du fait de sa position stratégique, la commune de Korsimoro dispose d’atouts pour les échanges commerciaux, mais l’on constate une certaine faiblesse au niveau du commerce structuré (insuffisance de grossistes, faible structuration du marché, faibles équipements des bars et des hôtels). L’auto-approvisionnement demeure encore très développé, surtout dans les campagnes les plus reculées. Les échanges sont limités ; toutefois, le marché local permet aux populations d’acquérir les objets usuels, les vêtements indispensables, etc. Ces marchés ont une fonction économique réduite, mais étant des lieux de rencontre, ils jouent un rôle social important. Cependant,  avec le projet d’aménagement du marché de Korsimoro et la construction du marché d’Imiougou,  le rôle catalyseur qu’ils pourraient jouer, cette situation devrait connaître une évolution positive.

Les principaux produits de vente sont les produits céréaliers, oléagineux, de transformation locale d’origine agricole, les produits artisanaux, les articles et produits manufacturés de consommation courante exposés dans les boutiques ou aux étalages. Les animaux sont vendus également dans ces marchés locaux.

Les recettes des taxes et de la patente qui sont d’un apport important dans la fiscalité communale restent encore peu appliquées.

L’état des voies de communication à l’intérieur de la commune comme les voies d’ouverture à l’extérieur en très mauvais état, et l’insécurité constituent une entrave au développement de ces échanges commerciaux.

1.6.2. L’artisanat

L’artisanat dans la commune se résume à la pratique des métiers de poterie en terre, de forgeron traditionnel, de tissage. Peu développé, l’artisanat reste toujours au stade traditionnel.

Ces métiers artisanaux sont pratiqués par des femmes et des personnes assez âgées. Les revenus générés sont très faibles par artisan et les produits sont moins attractifs par rapport aux produits manufacturés. Les acteurs sont peu organisés. L’artisanat utilitaire (menuiserie, couture, soudure,…est le plus pratiqué, mais peu organisé. Il mérite d’être accompagné dans l’organisation et le renforcement des capacités des acteurs.

1.6.3. Le tourisme/hôtellerie

La commune de Korsimoro est un carrefour et possède une concession de chasse, zone qui constitue une zone touristique. Cependant il n’existe aucune infrastructure dans la commune répondant aux normes d’hôtel ou même d’auberge On peut dire que le tourisme est embryonnaire dans cette commune rurale, la pêche n’est pas développée.

1.6.4. L’énergie et mine

A Korsimoro,lasonabel est présente et agit comme levier pour l’urbanisation et les activités qui y sont liées..Le gaz butane  est utilisé dans beaucoup de familles. Dans les villages de Korsimoro, on observe des plaques solaires sur certaines  places publiques et même dans des familles.

Il existe des sites d’exploitation artisanale de l’or dans la partie ouest de la commune. Elle est peu développée et affecte énormément la scolarisation des enfants.

1.6.5. Institutions financières.

Hormis   la Caisse populaire, aucune des institutions financières intervenant dans la commune n’y est installée. Les structures d’appui en micro finances et aux micro-entreprises couvrant la commune sont localisées à Kaya ou à Ouagadougou.

La demande de financement est constamment manifestée surtout au niveau des groupements maraîchers, les AGR de femmes et du commerce général, mais les appuis restent encore faibles dans le domaine.




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