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Site web officiel de la Commune de Korsimoro

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Gouvernance et des compétences locales


1.8.1 Organisation politique et technique

La maîtrise d’ouvrage des actions de développement est assurée par le CM au niveau de l’espace communal. Au niveau de l’espace villageois, ce sont les CVD qui assurent le suivi des investissements villageois.

Le CM est composé de 61conseillers et la majorité des conseillers sont analphabètes et disposent de très peu de compétences en matière de gestion communale. Dans chacun des villages, il existe un CVD, et des organisations paysannes(OP). Ces organisations villageoises mènent des actions de développement. En général, les premiers responsables de ces organisations (président, secrétaire et trésorier) sont alphabétisés et ont reçu quelques formations en technique spécifiques. Mais en terme de compétence, ces formations reste insuffisantes et faibles pour la mise en œuvre des actions de développement au niveau village et communal.

Le Cadre de concertation communale : il sert de cadre de dialogue, d’échanges et de dialogues sur les questions intéressant le développement de la commune.

1.8.2. Finances locales 

Depuis avril 2006, la commune rurale de Korsimoro est dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. A ce titre, elle dispose d’un budget, d’un patrimoine et de fonctionnaires distincts de ceux de l’Etat.

La situation financière de la commune a été obtenue à partir du compte de gestion élaboré par le comptable (perception de Korsimoro).

1.8.2.1La capacité d’autofinancement (CAF)

La capacité d’autofinancement est la possibilité financière (d’une structure, une collectivité  etc.) à couvrir ses dépenses de fonctionnement et à assurer des investissements sur ressources propres. Dans le cas d’un budget communal elle correspond à la différence entre les dépenses de fonctionnement et les recettes ordinaires nettes d’emprunts et de la subvention pour fonctionnement. Cette capacité d’autofinancement de la commune reste encore très faible. 

1.8.2.2 Budget communal

Le budget communal est en grande partie constitué de la subvention de l’Etat, les taxes communales  et la Contribution Secteur Informel (SCI) dont l’apport est assez faible et même inexistant car sa collecte n’est pas bien organisée par les acteurs au niveau de la commune.

L’essentiel des recettes propres de la commune proviennent des taxes d’abattage, des taxes sur les charrettes, des droits d’exploitation des actes administratifs, et les droits de place de marché.

Le niveau du budget communal est faible, soit 186 213 183   f CFA en investissement sur une période de 5 ans et 270 740 161 f CFA en fonctionnement sur la même période.   Cependant cette faiblesse du budget cache une réalité des investissements réels sur le terrain. En effet, les investissements parallèles non inscrits au budget communal apparaissent souvent les plus importants. Il s’agit en partie des  financements de certaines ONG ou Association comme Plan Burkina. On note que pour la commune, durant les 5 dernières années, la CSI a connu une très grande limite, car elle n’a pas pu être suffisamment mobilisée.

Compte tenu de l’urbanisation des grands pôles d’agglomérations de la commune, du développement du petit commerce un peu partout dans la commune et de l’ouverture de sites aurifères dans certaines parties de la commune ( Imiougou), l’assiette fiscale de la commune connait une plus grande amélioration si  l’organisation de la mobilisation de la SCI était radieuse, ce qui aurait contribué à améliorer l’économie locale de la commune.

Tableau 21 : Evolution des investissements et fonctionnement de la commune sur les 5 dernières années

 

Période

Fonctionnement Investissement
Recettes Dépenses Recettes Dépenses
Prévision  Exécution  Prévision  Exécution  Prévision  Exécution  Prévision  Exécution
2008         36 352 271       38 622 903         44 663 753           23 230 398          51 968 795         46 903 267          6 636 746         29 010 686
2009         35 767 424       38 231 878         55 227 413           57 795 631          70 178 049           9 265 659        70 178 049         73 360 488
2010         66 760 989       80 690 559         93 707 570           44 329 077        167 179 439           9 265 659     167 179 439         29 241 114
2011         68 147 882       74 792 530       131 456 452           68 222 955          59 133 001         54 795 339        59 133 001         25 173 405
2012         65 846 944       69 153 068       135 905 089           68 257 586        117 001 713         87 494 088     187 404 689         26 227 330
2013         76 534 423          6 054 037         76 534 423             8 904 514          66 254 721                          –        70 794 721            3 200 160
TOTAL       349 409 933       307 544 975         537 494 700           270 740 161          531 715 718         207 724 012       561 326 645         186 213 183  

Source : Perception Korsimoro, Enquête TSD, actualisation PCD 2013

Sur les cinq dernières années, le taux global de réalisation des recettes est de 58,48%, tandis que le taux de la réalisation de la dépense est de 41,59%. Le montant global sur les cinq ans de l’exécution des recettes est de 515 268 987 pour un montant de l’exécution de la dépense égale au montant de 456 953 344 FCFA. Ces données dénotent que la commune a certaines difficultés de mobilisation des ressources. Elle éprouve également pour l’exécution de son budget. L’exécution du plan de développement institutionnel, viendra sans doute renforcer les capacités des acteurs.




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